Chiloë, derniere destination.
Par Manu, lundi 12 septembre 2005 à 18:32 :: Le periple en blabla :: #40 :: rss
Nous prenons la direction de la fameuse ile, reputée magnifique par tout bon chilien. La fin du voyage commence a se faire sentir... ce qui ne nous empeche pas d'en profiter jusqu'à la derniére limite espacio-temporelle / Le borderlinisme est né.
Chiloë étant notre derniére destination, nous n'hésitons plus a retenter l'expérience automobile. Une heure après notre arrivée à Puerto Montt, nous voilà déjà en direction de Pargua, ville cotiére pour embarquer sur l'île de la pomme de terre !
Jusqu'ici, tout va bien : nous traversons de nuit sur un mini-ferry le canal de Chacao, pour débarquer quelques vingtaines de minutes plus tard à Chacao. Après un pique-nique dans la voiture, nous partons dormir sur la cote ouest de Chiloë, à proximité de la ville de Chepu. La nuit est très froide...nous sommes par ailleurs pressés de découvrir de jour les merveilles (dites) de l'île !
On décide de s'attaquer de jour à une côte brute et dangereuse que la nuit rendait mortelle. Finalement, il n'en est rien; nous passons sans difficulté. Après Chepu, retour sur la même route pour descendre à la ville la plus importante : Castro.
Une photo au hasard, le hasard et la beauté des lieux ne faisant qu'un.
Après un brunch classique (paila de huevos fritos) et une halte à l'artesanal du coin, nous marchons demander aux pêcheurs si, en échange d'une bonne bouteille de vin, nous pourrions partir pêcher avec eux une nuit. Je crois qu'on ne tombe pas sur les bons : tout en nous adressant des "si, si", ils s'éloignent avec leurs fiertés de marins, assis sur les sacs d'algue à l'arriére d'un camion.
Soit, nous continuons notre enquête, et tombons nez à nez avec un homme dans une barque accostée à la rive : notre future Monsieur Barque ! Sans poser de questions, il nous embarque sur un bateau, amarré à quelques trentaines de métres. Il doit y avoir une baliene sous la fourchette ! donc, prudence ! Après avoir posé environ 1000 fois la question du coût pour pêcher la nuit sur le bateau, et entendu environ 1000 fois le "nada", on finit par se dire qu'il doit être un grand triste de la vie à la recherche de compagnie nocturne - apparemment, il garde le bateau d'un cap'taine.
Le rendez vous est pris pour 19 heures, pour un repas aux frais de Monsieur Barque. Bah, il insiste : comportons nous en invités ! Nous avons donc 3-4 heures devant nous pour découvrir un peu plus l'ïle : nous partons à Queilen, situé au sud sur la côte est, attirés par un point rouge sur la carte signalant une "scenic road". La route est parsemée de trous, je crains pour les pneus...
Nous prenons un stop un habitant de la ville qui, en guise de remerciements, nous fait goûter un baton de fibres améres, à l'apparence d'une canne à sucre. On jette precipitamment ce truc sur les bords du golff.
Après quelques photos + quleques courses pour la soirée, on pose notre moyen de locomotion à proximité du bateau de Monsieur Barque, alias Alex. Son fameux auditoire est enfin arrivé ! Il lui manque seulement 4 litres de vin pour la soirée : en voulant l'y conduire en voiture, il nous est impossible de passer les vitesses; l'embrayage est flingué : chouette de chouette ! monsieur barque connait un mécanicien, on verra demain. Tout en relativisant, la barque vire vers le Dona Teresa. Sur le beteau nous attendent le Cap'taine du bateau, le mousaillon et le cap'taine du bateau à coté.
Un bateau immobile aux abords de la côte.
Après un bon litre de rouge, nous nous affairons sur les appâts pour les poissons. Pas de nature patients, nous abandonnons nos recherches nutritives pour passer à table, autour d'un plat commun : un mélange de frites-maisons, de viandes, de saucisses et de légumes ! c'est délicieux ! En guise de boisson, nous comprenons vite que la soirée ne comprends que du vin - cinq petits litre pour 6 personnes... c'est un passage obligatoire pour tout bon mousaillon.
Nous mourons de fatigue, mais il faut tenir bon : le vin n'aide pas a être sérieux. A un moment,nous esperons que nos baillements à la gueule de nos hôtes vont entrainer un "tienes sueno ?" Queneni ! Il faut tenir jusqu'à la derniére goûte ! D'autant plus que le mousaillon de 17 ans est parti en barque rechercher une bonne bouteille !
Nous nous réveillons d'un état comateux par les histoires morbides délivrées par nos capitaines : le premier nous raconte ses débouoirs avec le spirates de mer (il était cuisinier, on lui a mis un sabre sous la gorge), et enchaine sur une histoire de cable rompu, coupant nette les mains de son frére, serrant 2 secondes auparavant une rampe du bateau. Ben, ne comprenant que l'on parle du frére du capitaine présent, rigole devant l'horrible fait divers !
Alex et Manuel, le capitaine du bateau, distillent quant à eux des histoires de cadavres flottants sans tête dans le port, alors qu'ils pêchaient tranquillement. Point intéressant : il semblerait que la tête se détache toute seule d'un corps ayant navigué quelques jours. Personnellement, je pensais que l'époque des pirates était achevée; apparemment, non ; les pirates sur terre ont changé, sont nombreux, et la plupart est d'origine asiatique.
Alex repart dans un délire de voiture tunée, on en peut plus; on veut dormir ! Je traduis à Ben des conneries, je commence a saturer sur ses histoires de différences entre le voitures francaises et chiliennes !! On passe notre temps à rigoler, c'est nerveux : on en a marre ! Ci dessous, l'homme à abattre...
Alex intercepte Ben à l'entrée de la couchette, profitant de 2 deux minutes de distraction d'Alex pour s'éclipser dormir ! Pas le choix, il y a une derniére étape obligatoire avant le repos de la nuit : on va tous ensemble admirer les 2 moteurs des bateaux ! que du bonheur... Et, enfin, la nuit commence, dix minutes plus tard... ouf..
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