A cote de notre hotel, les operateurs touristiques sont nombreux : nous mettons les pieds dans le premier, conscients que ces differents operateurs ont du aligne leurs prix. Pour 20 dollars par tete, nous pouvons partir pour la journee a la decouverte du salar de Uyuni.

A 10.30, nous prenons place dans le 4X4 d'Eddy, avec en guise de compagnie 2 anglaises, 1 irlandais, et 2 japonais.

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>Juste avant de penetrer dans l'immensite de sel, nous faisons une hate a l'unique cooperative vivant du Sel du salar. Situee dans le village de Colschani, son activite est d'extraire le sel, de le moudre, puis de le vendre a un prix derisoire aux autres pays d'Amerique du sud : comptez 7 bolivianos (9 francs) les 50 kilos !




Ce que nous decouvrons est dur a decrire. Malgre un soleil qui tape fort et un vent d'une fraicheur traitre, a l'horizon tout est blanc : l'impression d'etre sur une banquise est vraie; il suffit de remplacer la glace par le sel. regardez vous meme :






En pousuivant en 4X4 le chemin, le paysage est de plus en plus deconcertant : il n'existe qu'une poudre blanche a la portee de nos yeux, toute trace de terre et de bitume s'etant effacee. Nous commencons a percevoir de plus en plus de mirages : De loin, les petites oasis et montagnes se sont separes de la terre et flottent dans l'air. Nos yeux les recollent au sol au fur et a mesure que nous avancons.
Nous continuons jusqu'a " El Hostel de Sal , ancien point de chute nocturnal pour touristes. En effet, le developpement agressif de la pollution a mis un terme a l'activite de l'hotel, jusqu'ici toleree par les autorites. Le gerant a comme meme saisi l'opportunnite pour transformer le lieu en etape obligatoire des Tours operator.







En certains endroits, la geologie volcanique cree de petites resurgences d'eau qui font comme de petits jacuzzis - mais glaces.








Apes une petite excursion sur le toit du 4X4, nous reintegrons notre equipe direction une oasis de cactus perdue en plein salar, portant le nom de " Incahuasi ". Nous retrouvons en bonne quinzaine de 4X4, tous echoues le long d'une cote amenagee pour pouvoir pique-niquer.





Eddy, notre gentil organisateur, s'occupe de preparer " El Almuerzo " pendant que nous nous aventurons sur les hauteurs de l'oasis a la recherche d'un " mirador " pour shooter de photos le salar (tout cela apres avoir bien sur acquitte la taxe obligatoire, 8 bolivianos par personne)






Pour digerer le barbecue plus que reussi, nous errons sur les restes de l'oasis non encore soumis a notre examination. Nous quittons le chemin balise pour retrouver plus sauvagement les nombreux cactus de l'ile. l'emploi du terme " ile " se justifie au fur et a mesure que nous grimpons : les bords de l'oasis, couverts de sel, donnent des impressions de plages abandonnees recemment par la mer. C'est tout simplement surrealiste !








Nous quittons cette ile paradisiaque en retraversant l'immensite blanche. on s'attache vite a ce paysage si extra-ordinaire...

Avant de rentrer a Uyuni, nous effectuons un petit crochet vers le nouveau pole touristique convoite par la municipalite de la ville : Le cimetiere de locomotives.




La compagnie de chemins de fer (d'origine chilienne) extrayait il y a encore une vingtaine d'annees diverses matieres de la region. A la suite de la fin de l'activite, l'ensemble des locomotives de fabrication anglaise fut delaisse, voire entasse a la sortie d'Uyuni.


A la file indienne, ces cadavres de tole rouillent et forment un vaste terrain morbide. Comme dans un film americain d'actions, nous sautons de toit en toit de locomotives !




Mon sombrero doit me donner des airs d'Indiana Jones : dans un anglais peut etre moqueur, une anglaise de notre team insiste pour me prendre en photo, me certifiant que je me melange bien aux carcasses rougeatres... Sympa !