Les paysages traverses depuis Arequipa sont tout simplement magnifiques ! Aux prairies emflammees par la culture sur brulis (?) se succede le desert cotier et ses immenses dunes... Puis viennent les villes. Sur les collines environnantes trone generalement un Christ Redempteur - miniature - facon Rio de Janeiro, au centre ville, petites ruelles et Plazas en tous genres (Mayor, Armas...). Une atmosphere que nous n'avions jusque la pas encore rencontree habite le tout ; il semble que nous venions de mettre reellement pied dans en Amerique Latine. Cette excursion improvisee aura au moins le merite de nous en mettre pleins les yeux - et puis, fideles a notre projet initial, nous explorons ainsi les contrees nord de la Panamericaine !
Un post devrait prochainement suivre avec des photos parce que pour l'instant, nous avons deux objectifs prioritaires pour les prochaines 24h : 1. recuperer un passeport pour Manu a l'Ambassade de France ; 2. retrouver un socle pour notre appareil photo et ainsi pouvoir enfin le decharger de ses photos et recharger la batterie.

Pour le passeport, on doit clairement attendre demain - aujourdhui c'est dimanche - d'autant que le prepose a la delivrance des passeports nous a assure que l'operation ne prendrait pas plus d'une heure. L'ideal serait donc de profiter de l'apres-midi pour regler cette histoire de socle, se dit-on avec Manu. Nous voila donc arpentant le centre-ville de Lima a la recherche d'une boutique specialisee en photo-video.

La chaine Fallabella - une sorte de Galleries Lafayettes que nous retrouvons dans absolument chaque ville depuis Santiago - fera l'affaire. Pas de socle, mais la vendeuse nous trouve deux chargeurs qui pourraient nous depanner. Le premier est de meme marque que notre appareil et devrait donc amplemenrt faire l'affaire. Mais non, il faut que cette vieille bique s'obstine a nous montrer les miracles de son autre chargeur soit-disant universel. La voila donc demontant notre appareil photo, extrayant la batterie et la coincant energiquement dans les griffes du chargeur, qui n'est en realite en aucun cas compatible. Elle branche le tout, et nous assene d'un sourire tout droit sorti d'une publicite de dentifrice, qui veut dire : alors, il est pas miraculeux mon chargeur ?. Devant notre septicisme affiche, elle retire la batterie et la remet dans notre appareil et... bien sur il ne se passe rien. Coups de stress chez Manu et moi ; nous n'avions deja qu'une moitie d'appareil photo et nous venons de perdre notre unique batterie ! Notre camp hausse la voix, tantot en francais, tantot en espagnol, tantot en anglais pour bien montrer son mecontentement, tandis que dans un attroupement strategique, l'autre camp se reorganise. Dans la seconde qui suit, tout le magasin sait qu'une vendeuse cruche et incompetente vient de court-circuiter notre batterie. Laquelle retorque, que cette batterie, elle ne l'a pas vu fonctionner ! Bref, que nous sommes de mauvaises foi...

Une tenace bataille rangee suit. Et dans les quelques mots d'espagnol que nous baraguouinons, nous sortons l'artillerie lourde en demandant a voir le responsable du rayon. Je ne vais pas ici retranscrire l'ensemble cette bataille ubuesque, notre batterie etant finalement sauvee par un jeune vendeur et son chargeur de marque, jeune qui nous indique egalement le magasin dans lequel nous pourrons enfin trouver notre socle. Retour au point de depart, un espoir en plus. Manu et moi nous eloignons de ce lieu dammne en maudissant la vendeuse et son incompetence jusque la septieme generation.