La fausse note du voyage...
Par Manu, jeudi 25 août 2005 à 19:03 :: Le periple en blabla :: #4 :: rss
Les vacances sont toujours pimentees par des mesaventures. Certaines sont constructives - sortie de route avec une voiture louee ; resultat : pas mal d'argent economise par le recours au bus... , d'autres nous font cette fois ci plus que moyennement rigoler. Narration.
5.30 du matin. Notre bus nous delaisse juste au bord du Lac Titicaca, sur la station internationale routiere de Puno. Compter deux minutes de silence, et nous avons deja sur le dos deux ou trois peruviens, profitant de notre etat fatigue pour nous emmener dans leurs hotels. Rien ne change notre bonne vieille habitude, c'est a pied que nous nous deplacerons jusqu'a la place des armes, au centre de la ville, pour faire notre propre recherche d'appartements.
Trainant derriere Ben apres une nuit agitee - la nuit est un melange de bruit de moteur, de film d'action santiagrotesque, et de froid crescendo, Tacna etant situee a 4000 metres d'altitude, je profite de l'arrivee a la place des armes pour me reposer sur un banc public. un peu d'imagination : a ma droite se trouve mon petit sac a dos bleu, et a ma gauche les deux gros sacs, ainsi que le petit sac a dos de Ben. Ben decrete la chasse a l'hotel le moins cher ouverte, j'attends patiemment avec les sacs.
6.45. La place est quasi deserte, seuls quelques taxis traversent la place. Je passe approximativement 20 minutes a inspecter les moindres details d'un taxi jaune et noir, gare sur le trottoir d'en face. Je suis alors tout a coup perturbe dans ma relfexion existencielle par un couple peruvien d'une quarantaine d'annees, me tendant a ma gauche une petite carte, avec soit disant les coordonnees d'un hotel. Je me leve a moitie pour prendre cette fameuse carte, oubliant du regard mon petit sac a dos. Je me rassois, comtemple ce bout de papier qui s'avere etre une carte d'avocat, et retourne a l'activite-reflexe du touriste : le coup d'oeil aux affaires.
Pute Vierge ! ou est passe mon sac a dos ? Inutile de partir dans des phrases exprimant les impressions qui s'enchainent. Il sufit de vous rappeller qu'il est 6.45 du matin, dans une ville inconnue, et que je suis handicape par des sacs m'empechant de courir a la recherche du voleur - Ben n'etant pas encore revenu. Dans un espagnol plus qu'incomprehensible, je lance a haute voix un appel au vol a deux pauvres peruviens, cuvant leurs vins a quelques metres, ce qui aide pas vraiment pour etre compris.
Quelques minutes apres, Ben pointe le bout de son nez dans une petite rue, a mon avis plus qu'etonne de me voir debout, bougeant dans tout les sens. Je lui lance un " Putain Ben ! on vient de me voler mon sac ! ", avant de courir vers le poste de police, situe a cent metre de la..... - toute l'inactivite de la police est decrite dans ces points de suspension. J'explique mon probleme a un policier, qui me fait grimper dans un 4x4, et m'entraine a faible vitesse dans deux ou trois rues a cote. La betise de leur fausse action me fait bien vite comprendre qu'ils ne vont pas m'etre d'un grand secours. En attendant l'ouverture du bureau des plaintes, je cours telephoner et bloquer ma CB.
A huit heure et quelques, je me retrouve sur une chaise du poste de police, narrant pour la Xieme fois ma mesaventure. S'en suit la reconnaissance forcee d'un delinquant sur un album photo. Je m'arrete sur un type surnomme " El gringo negro ", ressemblant de loin ou de pres a l'homme du couple peruvien, tandis qu'a ma droite un fantome me derobait mon sac. La photo de mon voleur est montre a quelques policiers, qui ont bien plus envie de rigoler que de prendre - pour une fois - au serieux l'histoire d'un touriste.
Je remets a mon policier attitre - on passe comme meme quelques heures ensemble, ca cree des liens.. - une liste exhaustive des affaires voles : des livres, mon permis de conduire, ma CB, mon passeport, mes pensees.. et pour finir le pire qui nous acheve avec Ben : le disque dur qvec 1000 photos deja presentes, les cables USB, et les cables pour recharger l'appareil photo et le portable. Autrement dit, fin provisoire des photos. Les meilleurs souvenirs sont dans la tete, non ?
Apres differentes empreintes digitales, je ressors avec un mince papier, unique preuve pour le moment de mon identite. Nous contactons le Consulat de France a Lima, capitale du Perou a quelques 24 heures de bus, pour refaire un passeport. Notre itineraire est donc encore change par les evenements.
La journee est tranformee en decouverte de toutes ces petites choses bien utiles dans la vie quotidienne, que par refus de materialisme nous delaissons; jusqu'au moment ou il faut faire une liste des choses perdues. J'avais jusqu'ici oublie la faim; et Ben aussi. nous depechons notre ballade dans un "EL RANCHO POLLO", ou pour 4 euros nous dinons.. a 5 heures de l'apres midi !
Commentaires
1. Le dimanche 11 septembre 2005 à 01:59, par charly
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