Nous nous arretons pres d'une petite bergerie, point de depart d'un petit trecking qui nous emmene explorer un petit canyon au fond duquel coule une riviere d'eau tiede. Un jour, celle-ci devait remplir l'ensemble du canyon qu'elle a creuse. Aujourd'hui, elle n'est qu'un petit cours d'eau qui serpente au gre des rochers, formant parfois de petites piscines naturelles ou il fait bon se baigner. Tout pres du lit, une vegetation parfois dense constituee de roseaux et d'epineux s'est developpee. Raul, que nous appelons Pedro par commodite, nous explique que pour les Atacamiens chacune de ces plantes a des vertus therapeutiques. Sur les bords du canyon, des cactus geants (atteignant parfois les 6 metres !) donnent au paysage rouge des allures de western.

                     

Un peu plus tard, nous empruntons un petit chemin en direction de ce que les locaux appellent les 'thermes'. Il s'agit d'une petite riviere dont la temperature atteint les 25-30 degres et contraste grandement avec celle de l'air - peut-etre une dizaine de degres. Dans de petites piscines naturelles, les chutes d'eau creent courants, tourbillons et bulles d'air... un jaccuzzi 100% ecologique ou - est-il besoin de le preciser ? - Manu et moi nous prelassons durant pres d'une heure.
Nus suivons un berger rencontre jusque sa bergerie. La, par 3500 m d'altitude, il eleve avec sa femme une trentaine de brebis et quelques lamas. A peine arrives, Manu organise un concours de belage a qui mieux-mieux avec les brebis... qu'il perd bien evidemment ! Ce sont 30, 40 voire 50 petites brebis qui lui repondent en coeur dans un boucan infernal, pendant que les lamas s'approchent intrigues.Nous ne gouterons pas le fromage frais que les berges y fabriquent, ni ne repartirons avec une petite brebis pour quelques euros comme propose, mais nous garderons un souvenir memorable de cette petite bergerie perdue dans les hauteurs de l'Altiplano.